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Les Forêts

LA FORÊT DE LÈGE-CAP FERRET

A Lège-Cap Ferret les dégâts de KLAUS il y a deux ans et demi ont été mineurs, en comparaison du désastre observé au cœur du massif landais et amplifié par des attaques massives d'insectes xylophages y compris dans les zones très peu sinistrées par l'ouragan KLAUS.

La forêt de pins maritimes de Lège-Cap Ferret est une forêt artificielle, au sens étymologique du terme (i.e. qui se fait par art). Et cet art s'est développé depuis le début du XVIIIème siècle, de l'estuaire de la Gironde à l'Adour, pour stabiliser les sables des dunes mouvantes qui menaçaient les villages. Ce fut notamment le cas du village de Lège qui a fui deux fois devant les sables, de 4 kilomètres en 1480 et de 3 kilomètres en 1660 (1). A la fin du XVIIIème siècle, l'ingénieur BRÉMONTIER joua un rôle déterminant dans l'installation des pins maritimes sur les dunes de la côte du golfe de Gascogne.

Présentement la commune de Lège-Cap Ferret compte 7583 ha de surfaces forestières, tous propriétaires confondus, selon les données cadastrales agrégées 2009 officielles.

Globalement, les surfaces boisées représentent 6132 ha et les landes (parcelles forestières non boisées) 1450 ha.


LA FORÊPRIVÉE DE LÈGE-CAP FERRET

Elle représente environ 3360 ha. Les propriétaires détenant des surfaces inférieures ou égales à 25 ha sont au nombre de 452, 8 personnes sont propriétaires de surfaces comprises entre 25 et 50 ha, 7 personnes détiennent entre 50 et 500 ha.

On dénombre 17 documents de gestion durable couvrant ensemble une superficie de plus de 1520 ha, dont 13 plans simples de gestion agréés par le Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF) d'Aquitaine qui n'a pas à connaître des programmes de gestion des forêts domaniales.


LA FORÊT DOMANIALE DE LÈGE ET GARONNE

L'origine de la Forêt Domaniale de Lège et Garonne remonte aux travaux de fixation des dunes exécutés à partir de 1818 par l'Administration des Ponts et Chaussées et achevés vers 1862 date de la dernière remise des terrains boisés à l'Administration des Eaux et forêts.

La forêt de Lège et Garonne a été formée par la réunion à la suite de l'aménagement de 1897, des forêts de Lège (sur le territoire communal de Lège) et de la Garonne (ancien territoire da la Commune de La Teste, rattaché en 1976 à la Commune de Lège pour former la Commune de Lèges Cap Ferret). 

Cette forêt très morcelée constituée au départ des dunes boisées à l‘exclusion des lettes privées a subi par la suite de nombreuses modifications de consistance.

la surface de la forêt Domaniale arrêtée au 1er janvier 1995 s'appuyant sur le travail du géomètre est de 4 223,16 ha.

La forêt Domaniale est située en totalité sur le territoire communal de Lège-Cap Ferret. Sa surface réduite (boisée ou boisable) est de 3 501,88 ha après soustraction de la surface forestière totale, des vides non boisables et des formations assimilées.

·          Surface boisée ou boisable                                                3508,88 ha

·          Dune blanche 'littorale                                                        206.48 ha

·          Lette grise                                                                         379,57 ha (surface non boisée 716.28 ha)

·          Marais                                                                               17.59 ha

·          Infrastructures diverses                                                        112,64 ha

(Garde-feu cadastré, Route forestière du Truc vert
ligne électrique 63kA, Pipeline, Maisons)
 

La forêt domaniale de Lège et Garonne est divisée en 139 parcelles gérées sous forme de série :

·          1er série dite de Production  ; 119 parcelles de 1 à 108 et de 129 à 139.     : 2920,38 ha

·          2ème Série dite Protection    : 20 parcelles de 109 à 128.                           : 1302.78 ha

La forêt Domaniale de Lège et Garonne est gérée pour une période de vingt ans (de 1995 à 2014). Le détail de cette gestion fait l'objet d'une Révision d’Aménagement Forestier qui s'appuie sur un arrêté (12/12/1996) qui défini son exploitation.

Une copie de l’arrêté du 12 décembre 1996 qui défini la politique générale de gestion pour 20 ans de ces deux Séries est fournie en PJ.

CE QU'IL FAUT CONNAITRE SUR L'EXPLOITATION DE LA FORÊT

Rappelons que tout propriétaire sylviculteur détenant plus de 25 ha sur une commune est tenu de présenter un Plan Simple de Gestion (PSG) de son domaine (installation, peuplement après coupe rase, débroussaillement périodique, éclaircie, date des coupes rases). A défaut de PSG, le propriétaire sylviculteur est tenu de solliciter une autorisation administrative avant toute exploitation d'une coupe rase.

Il en résulte que les coupes de bois effectuées conformément au programme défini dans un PSG agréé constituent un acte normal de gestion forestière et non une quelconque barbarie.

En effet, pour être économiquement valorisable, le pin des Landes est normalement exploité lorsqu'il atteint environ 50 ans. Les peuplements vieux comptent généralement une proportion significative d'arbres dits "échauffés" (i.e. apparition de champignons sur la tige au droit desquels le bois est pourri) qui réduisent substantiellement la valeur économique des bois exploités, hors circonstances exceptionnelles découlant des tempêtes.

Il convient de rappeler que le pin maritime est une essence de lumière obligatoirement mise en valeur en futaie régulière et donc exploité en coupe rase en fin de cycle de production.

Les entraves à l'exploitation des parcelles d'arbres mûrs ont un coût financier à prendre en compte à un moment où l'État très lourdement endetté, a décidé de réduire son train de vie, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP). On relèvera incidemment que, globalement l'ONF, bénéficie pour l'exercice 2011 d'une "subvention d'équilibre" de 176.7 millions d'Euros de crédits de paiement (2)

A Lège-Cap Ferret comme dans d'autres communes de France, la forêt est un milieu vivant qui ne peut prospérer et perdurer que s'il est intégré dans un système économique viable que l'on pourrait résumer ainsi ; " sans économie forestière, pas de forêt".

Ce système qui prévaut dans la forêt cultivée du massif landais même fragilisé gravement par la tempête KLAUS, est l'antidote le plus performant contre la déforestation observée dans des pays de l'hémisphère sud où les forêts sont dans certains pays, à la merci de prédateurs qui ignorent et méprisent les engagements de gestion durable en vigueur dans la plupart des pays européens.


Concernant la forêt des landes un site très intéressant : http://landes.gip-ecofor.org/

 

Sous-pages (1) : Forêt d'Exception
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Jean-Pierre Camut,
4 mai 2011 à 08:04